Συγγραφέας:Διεθνές Συμπόσιο
 
Τίτλος:Actes du Colloque International, Historicité de l’ enfance et de la jeunesse
 
Τίτλος σειράς:Ιστορικό Αρχείο Ελληνικής Νεολαίας
 
Αριθμός σειράς:6
 
Τόπος έκδοσης:Αθήνα
 
Εκδότης:Γενική Γραμματεία Νέας Γενιάς
 
Έτος έκδοσης:1986
 
Σελίδες:709
 
Αριθμός τόμων:1 τόμος
 
Γλώσσα:Γαλλικά
 
Θέμα:Βιβλιογραφία
 
Διεθνή Συμπόσια
 
Κοινωνική ενσωμάτωση
 
Μαθητεία και εργασία
 
Νεανικά έντυπα
 
Νεανικές οργανώσεις
 
Νοοτροπίες και συμπεριφορές
 
Παιδεία-Εκπαίδευση
 
Τοπική κάλυψη:Ευρώπη
 
Περίληψη:Πρόκειται για μετάφραση στα γαλλικά των Πρακτικών του πρώτου επιστημονικού συμποσίου, που διοργάνωσε η επιτροπή του ΙΑΕΝ σε συνεργασία με την Εταιρεία Μελέτης Νέου Ελληνισμού. Το συμπόσιο, με θέμα «Ιστορικότητα της παιδικής ηλικίας και της νεότητας», έγινε στο αμφιθέατρο του Εθνικού Ιδρύματος Ερευνών από τη 1 έως τις 5 Οκτωβρίου 1984.
 
Άδεια χρήσης:Αυτό το ψηφιοποιημένο βιβλίο του ΙΑΕΝ σε όλες του τις μορφές (PDF, GIF, HTML) χορηγείται με άδεια Creative Commons Attribution - NonCommercial (Αναφορά προέλευσης - Μη εμπορική χρήση) Greece 3.0
 
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GEORGES G. ALISSANDRATOS

LE «GROUPE ACADÉMIQUE» DE LA FACULTÉ DE PHILOSOPHIE DE L'UNIVERSITÉ D'ATHÈNES

Le «Groupe académique» de la faculté de Philosophie de l'Université d'Athènes (1925-1936) fut une association étudiante progressiste qui a évolué dans le cadre du mouvement démotique. Plusieurs de ces membres on offert plus tard des services éminents en tant que pédagogues, d'autres sont devenus des hommes de sciences et de lettres éminents.

Le «Groupe académique» fut créé le 21 janvier 1925 —date où ses statuts ont été autorisés— et fonctionna jusqu'en février 1936, onze années au total. Mais il y eut des intervalles assez longs, pendant lesquels l'association se trouva inactive ou inexistante. Les premiers statuts du «Groupe»1 nous apprennent qu'il avait pour but «le développement aussi bien scientifique en philologie que encyclopédique en général de ses membres» (art. 1) et que pour le réaliser il organisait des conférences ou des lectures «d'un contenu scientifique ou philologique» —je crois que ce dernier a le sens de «littéraire»— des excursions et tout ce qui pourrait être jugé utile (art. 2). Les conférences et lectures étaient données soit par des professeurs et autres savants et lettrés connus, soit par des membres du «Groupe». Les conférences étaient suivies d'un débat (art. 3).

Lors de sa création, le «Groupe» n'avait ni orientation politique ou sociale, ni parti-pris sur la langue. L'article 4 de ses statuts interdisait les manifestations politiques et sociales ainsi que les discussions sur la langue: «Le Groupe a pour unique but le développement de [ses] membres, et s'abstient de toute manifestation politique, sociale ou sur la langue. Toute discussion sur la question contemporaine de la langue

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1. Publié intégralement dans la rev. Δελτίον Ακαδημαϊκού Ομίλου Φιλοσοφικής Σχολής Πανεπιστημίου, n° 1, janvier 1926, p. 29-30.

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est interdite». D'après l'art. 5, le «Groupe» pouvait entrer en contact avec d'autres associations estudiantines, en particulier celles des étudiants de la faculté de Philosophie, «ce contact pourtant», ajoute l'article, «doit se borner au seul plan scientifique».

Ces clauses restrictives des statuts font évidemment preuve d'un conservatisme social et linguistique; il me faut cependant affirmer dès le début que, malgré les clauses en question, le «Groupe» laissait une liberté de langue absolue dans les conférences et les publications de ses membres. Ceci apparaît dans les études des quatre numéros de son Bulletin, 1926, (j'y reviendrai plus tard) et est confirmé par la note suivante du premier numéro de ce Bulletin (janvier 1926, p. 31): «Rappel nécessaire: Afin de progresser le plus rapidement possible vers son but, le Groupe a posé pour principe de rester étranger à toute manifestation politique, sociale ou sur la langue (v. Stat. art. 4). C'est pourquoi il n'a jamais voulu, par ses déclarations, ses documents, ses invitations, etc. aborder la question de la langue. Il l'a considérée comme question hors discussion dès le début, sans conclusion effective, et c'est pourquoi il l'a exclue des statuts. De même que, lors des réunions du groupe, les orateurs utilisent la langue qui leur convient, les études publiées dans le Bulletin seront pareillement écrites dans la langue préférée de l'auteur».

Malgré tout, le «Groupe académique» a, dès le début dans la question de la langue, penché vers le camp du démotique. Le titre de «Groupe académique» montre déjà l'influence du «Groupe pour l'enseignement» du mouvement démotique (1910 et suiv.) comme aussi le titre de sa revue, parue en 1926, Bulletin du Groupe académique, rappelle de Bulletin du Groupe pour renseignement (1911-1924, 11 vol.).

Il n'est pas exclu que les clauses restrictives mentionnées dans les statuts aient servi une arrière-pensée politique, c'est-à-dire de ne pas empêcher l'autorisation de l'Association dans une période difficile pour le pays. En effet, le climat politique et social à l'époque où fut créé le «Groupe», ainsi que sa première période (1925-1926) est très mouvementé et instable, marqué par des coups d'État répétés à la suite de la catastrophe d'Asie mineure en 1922: réfugiés, révolte de l'armée (Plastiras), exécution des Six, putsch métaxiste de Leonardopoulos et Gargalidis (octobre 1923), proclamation de la République par l'Assemblée le 25 mars 1924 (gouvernement Al. Papanastassiou) et finalement dictature de Théodore Pangalos (25 juin 1925 au 21/22 août 1926; il fut renversé par Condylis). A propos du climat culturel de l'époque,

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il suffit de citer l'affaire du "Maraslion" en 1925-1926 2. Mais nous allons reparler bientôt des opinions en faveur du démotique du "Groupe académique".

On peut distinguer 4 périodes dans les onze années que le groupe a duré: 1925-1926, 1928-1929, 1930-1933 et 1935-1936.

Première période: 1925-1926: le premier Bureau du Groupe -de cinq membres d'après ses statuts- fut constitué par Dionysios A. Zakythinos, Linos N. Politis3, Theophylactos Papaconstantinou, Marcos Tsouris4 et Alexandra Iliou. Le "Groupe" portait sur son sceau: "Groupe académique de la faculté de Philosophie -Athènes 1925". Il n'y avait pas besoin d'autres précisions -"de l'Université d'Athènes"- puisqu'il n'y avait pas alors d'autre université dans le pays (celle de Salonique a fonctionné en 1926). J'ignore si les compte-rendus de l'époque sont conservés -aucun parmi ceux à qui j'ai demandé n'a pu me renseigner- et je ne puis donc mentionner, à part les membres du Bureau, d'autres noms de membres de l'époque si ce n'est ceux de: N.P. Andriotis5, Sofia Mavroïdi6, Stylianos Kapsoménos7, Sofia Ghédéon, Evanghelos Fotiadis, Pandelis Formosis, Kostas Ftyaras et G. Sampson.

Dans la période 1925-1926, l'activité scientifique du "Groupe" consistait, on l'a dit, en conférences et lectures. Dans les quatre numéros de son Bulletin (1926) figurent, en tant qu'orateurs, le professeur Théophanis Kakridis, C. Amandos et A. Wilhelm (de l'université de Vienne),

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2. V. Τα Μαρασλειακά. Έκθεσις Γεωργίου Αντωνακάκη, αρεοπαγίτου. Athènes 1926.

3. Mort le 21 décembre 1982. V. Georges Kechayoglou, "Λίνος Ν. Πολίτης (1906-1982)", Ελληνικά t. 34, p. 7-22, où sont mentionnées toutes les publications sur sa mort.

4. Mort le 7 septembre 1982. V. Un collaborateur (=Georges G. Allisandratos), "Μνήμη Μάρκου Τσούρη (1904/1905-1982)", journ. Το Βήμα, 6 novembre 1983, p. 12.

5. Mort le 29 septembre 1976. V. Costas Roméos, "Νικόλαος Ανδριώτης", Νέα Εστία, t. 100, 1976, p. 1379-1381. Vassilis D. Foris, "Αντιχώρισμα στον καθηγητή Νικόλαο Π. Ανδριώτη", Νέα Εστία, ibid., p. 1584. Idem, "Νικόλαος Π. Ανδριώτης (1906-1976)", Ελληνικά, t. 29, 1976, p. 426-430. Stylianos G. Kapsoménos, "Νικόλαος Ανδριώτης", Βυζαντινά, t. 9, 1977, p. 513-524.

6. Morte en 1976. V. Dimitris Yacos, "Σοφία Μαυροειδή-Παπαδάκη", Νέα Εστία, t. 100, 1976, p. 956-957. Aussi Eli Alexiou, Έλληνες Λογοτέχνες, Athènes 1982, p. 119-147 ("Σοφία Μαυροειδή-Παπαδάκη, ένας σπάνιος άνθρωπος").

7. Mort le 15 mai 1978. V. Emm. Kriaras, "Στέλιος Καψωμένος (1907-1978)" Νέα Εστία, t. 103, 1978, p. 823-825. Également [divers], Φιλολογικό μνημόσυνο Στυλιανού Καψωμένου (από τη Φιλοσοφική Σχολή του Πανεπιστημίου Θεσσαλονίκης), Thessalonique 1983.

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ainsi que Linos Politis, I. Sycoutris, Dionysios Zakythinos, I.T. Kakridis, Pyrros Bamichas et P. Kamarinéas. De nombreux professeurs et autres personnalités assistent à ces manifestations: Georges Sotiriadis, Christos Tsoundas, Théophanis Kakridis, C. Amandos, Antonios Kéramopoulos, Socratis Koughéas, Simos Menardos, Erricos Skassis, P. Lorendzatos, Adamantios Adamantiou, I. Kallitsounakis, Nicos Bées, Dim. Cambouroglou, Manolis Triandafyllidis, Alexandros Filadelfeus, Costis Palamas, P. Fourikis et A. Sigalas. Le «Groupe» organisait aussi des excursions sur des sites archéologiques et historiques, auxquels participaient et enseignaient les professeurs Georges Sotiriadis, Antonios Kéramopoulos —surtout lui— C. Amandos, P. Lorentzatos, Socratis Koughéas, Adamantios Adamantiou et Simos Menardos.

En plus de son activité sus-mentionnée, le «Groupe» publia en 1926 une petite revue philologique intitulée, comme nous l'avons vu, Bulletin du Groupe académique de la faculté de Philosophie de l'université. Celle-ci était une revue purement scientifique. Quatre numéros en tout sont parus, de janvier à mai 1926 (120 pages en tout) dans lesquels furent publiées trois études de professeurs: Christos Tsoundas, C. Amandos et A. Wilhelm, et six études de membres du «Groupe» ou de jeunes philologues (dans l'ordre de publication: I. Sycoutris, D. Zakythinos, Pyrros Bamichas, Sophia Ghédéon, Theophylactos Papaconstantinou et G. Sampson. De plus, une poésie de Palamas dédiée à I. T. Kakridis, trois poésies inédites de Lascaratos présentées par D. Zakythinos, ainsi que des notices bibliographiques de Ν. Ζ., Theophylactos Papaconstantinou, Linos Politis et I. Sycoutris. Des notes sont enfin publiées sur l'activité du «Groupe» et sur certains événements de la faculté de philosophie. La conception globale du Bulletin, ainsi que la qualité des études qui y sont publiées font immédiatement apparaître l'intention scientifique rigoureuse des membres du «Groupe».

Avec le numéro 4/5 du Bulletin (mai 1926), l'activité éditoriale du «Groupe» et peut-être aussi son fonctionnement prennent fin. Il ne semble pas qu'il ait fonctionné pendant les années 1926-1927 et 1927-1928.

Deuxième période: après plus de deux ans d'interruption, le «Groupe» a de nouveau fonctionné l'année 1928-1929. Le hasard ayant fait que j'ai été le dernier secrétaire de l'association (1935-1936), j'ai en ma possession les compte-rendus des années suivantes: il s'agit de deux registres, l'un allant du 16 décembre 1928 au 15 mars 1932 et l'autre

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du 23 mars 1932 au 25 février 1936, date du dernier enregistrement. Il résulte donc de ces livres que:

Une assemblée générale a lieu le 16 décembre 1928, qui fait élire un bureau d'administration composé de Georges Kalamatianos, comme président, Sophia Kallerghi, vice-présidente, Euthymios Kourouklis, secrétaire et comme membres, Andréas Euthymiadis, S. Lipovats ainsi que les étudiants E. Voria et I. Diamantopoulou. L'activité du «Groupe» s'est encore une fois manifestée par des conférences, des débats et des excursions. Parmi les orateurs sont mentionnés le professeur Socratis Koughéas ainsi que les étudiants C. Fotiadis, Euth. Kourouklis, Manolis Protopsaltis, A. Euthymiadis, N. Limbéris et G. Kalamatianos. Prennent part aux excursions les professeurs Kéramopoulos, Bées, Pezopoulos, Arvanitopoulos, ainsi que le folkloriste Dimitrios Loukopoulos.

En avril 1929, paraît un numéro du Bulletin du «Groupe» où collaborent les professeurs Amandos, Kéramopoulos et Antonios Sigalas (de l'Université de Salonique). Ils répondent tous les trois longuement à une enquête du «Groupe» sur la question de l'«analphabétisme» qui avait alors ému l'opinion à l'occasion des examens d'entrée aux deux universités (d'Athènes et de Salonique) en 1928. Y collaborent également le folkloriste Dim. Loucopoulos, ainsi que les membres du «Groupe», Georges Kalamatianos, Euthymios Kourouklis, Sophia Kallerghi et Andréas Euthymiadis.

Entre-temps pourtant, il s'est produit un changement considérable dans l'orientation sociale et sur la langue du «Groupe». Dans l'article 4 des statuts, reproduit avec d'autres encore dans le Bulletin d'avril 1929 (p. 47) ne figure plus l'interdiction des manifestations sur la langue qui existait auparavant, et ceci sans déclaration aucune sur une éventuelle modification survenue entre-temps. En plus, ce qui en dit beaucoup sur l'époque, il y a dans la «chronique» de ce numéro une note courageuse concernant la vice-présidente du bureau, Sophie Kallerghi, laquelle —je copie— «a été convoquée devant le Conseil universitaire..., afin de s'expliquer sur ses menées communistes!».

Troisième période: une activité nouvelle commence pour le «Groupe» le 23 février 1930; elle va durer jusqu'en novembre 1933, avec un moment fort pendant la période février 1932-mars 1933. (Je dois signaler que depuis l'année 1932-33, j'ai été moi-même étudiant et j'ai donc des souvenirs personnels). Nous rencontrons dans les compte-rendus les noms suivants des membres du «Groupe» qui ont été aussi par moments membres du bureau d'administration pendant les trois années d'activité interne: Georges Kalokérinos et Euthymios Kourouklis, qui l'ont quitté

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en 1930 après avoir fini leurs études8. Viennent ensuite par ordre chronologique: S. Lipovats, Manolis Chadzidakis, Nikos Svoronos, E. Voris, Vostandzis, Exarchos, Nicos Zafiropoulos (secrétaire pendant un long moment: 22 mars 1930-21 novembre 1931), Aglaïa Loucopoulou, Thanassis Lycoyannis (président pendant une longue période: 29 avril 1930-15 avril 1932), Farandatos, N.M. Kondoléon9, Spiros Khairetakis, Nicos Soulias, Pan. Dorbarakis, Christos Sot. Theodoratos10 (longtemps secrétaire et président: 27 novembre 1931-13 novembre 1932), K. Petraki, Panos Xenos, Apostolos Chadziemmanouïl, Sophia Kallerghi, Nassos Dedzordzis, Theophilos Papagheorghiou, Costas Dimacopoulos (longtemps président: 13 novembre 1932-1er novembre 1933), Babis Floratos11, Fani Zafiridou, Andonis Broussalis (pendant longtemps secrétaire: 13 novembre 1932-12 février 1933, date où il fut renvoyé de la Faculté12, Alexandra Pappa, Yannis Vassiliou13, Andonis Moraïtis14, Nicos Gatsos, Eleni Gazi, Efi Ferendinou et Pavlos Ioakimidis15.

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8. Euthymios Kourouklis eut ensuite une brillante carrière dans l'enseignement secondaire, mais fut exécuté par les troupes d'occupation allemandes en février 1942 à Salonique. V. Elli Alexiou, Βασιλική δρυς, t. II, Athènes 1981, p. 317-321 et 462. Anghelo-Dionysis Debonos, "Ο δάσκαλος... Ευθύμιος Κουρούκλης. Σαράντα χρόνια από το θάνατό του", Κεφαλονιά και Ιθάκη, n° de janvier-février 1982, p. 13-17. Georges Allisandratos, "Μνήμη Ευθυμίου Γ. Κουρούκλη (1909-1942)", même revue, n° mars-avril 1982, p. 5-8. Idem, "Συμπληρωματικό σημείωμα για τον Ευθύμιο Γ. Κουρούκλη", op. cit., n° mai-juin 1982, p. 15-16.

9. Mort en 1975. V. N.N. Drandakis, Νικόλαος Κοντολέων, Νέα Εστία, t. 98, 1975, p. 1119. [Divers, éd. E.K. = Eurydice Kondoléon], Στήλη, Athènes 1975.

10. Mort en 1974. V. Théodoros Xydis, "Χρίστος Σ. Θεοδωράτος", Νέα Εστία, t. 96, 1974, p. 1115-1116. Dim. S. Loukatos, "Χρίστος Θεοδωράτος (1910-1974)", Δελτίον της Ιονίου Ακαδημίας, t. Ι, Corfou 1977, p. 190-195.

11. Mort en 1982, V. Ν. Κ. Louros, "Χαράλαμπος Φλωράτος", Νέα Εστία, t. 111, 1982, p. 817-818.

12. Note rédigée après le colloque. Andonis Broussalis est mort le 14 novembre 1984. V. nécrologie anonyme dans le journ. Ριζοσπάστης, 15 novembre 1984, p. 1. Égal. un hommage du journ. Ρίζος της Δευτέρας, 19 novembre 1984, p. 16, avec de brefs articles de: Panos Xenos, G.C. Tsapogas, Vassos Cheorghiou et Spiros Marcandonis sur sa mort.

13. Tué pendant la guerre d'Albanie.

14. Mort en 1981. V. Costas Gheorgoussopoulos, "Αντώνης Μωραΐτης", Νέα Εστία, t. 110, 1981, p. 1616-1617. V. aussi le numéro de l'"Εταιρεία Σπουδών" de l'école Moraïtis "Μνήμη Αντώνη Μωραΐτη (1914-1981)", [Athènes 1982], où figurent des textes de Nicos Svoronos, Stella Marangoudaki, Alexis Dimaras, Nicos Chourmouziadis, Victor Th. Mélas, Elena Patrikiou et Mich. D. Stassinopoulos.

15. Mon compagnon d'études et ami précieux Alcibiade Margaritis, ayant assisté à mon discours, m'a fait savoir dans l'intervalle que Pavlos Ioakimidis fut exécuté

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On retrouve aussi en tant que simples membres: R. Cathariou, Andréas Euthymiadis, Picoulas, Tassos Gritsopoulos, Sotiriou, C. Iliopoulos, Karoukis, Vassos Rodakis16, I. Kouskounas, Sophia Anastassiadou, Papazafiri, Daskalaki, Constandondaki, C. Karavitou, Kalomiri, Sidiropoulou, Scoutari, Andonis Katsouros, Michalis Sakellariou, Papalambros, Babis Perdicaris, Paraskevaïdis, C. Moschopoulos, Anagnostopoulos, Grigoris Ikonomakos, Katsaréas, Georges Zevgolis, Manessis, Vamvoureli, Vassilis Laourdas17, Ioustinianis, Karvéla, Panos Rondoyannis, Alivizatos, Spyros Mourelatos, Laura Bachomi, Athina Vitsikounaki, Marika Strombouli, Charitaki, Froussios, Vassilis Moschovis, Mégaritou, Antoniadou, Mandzoros, Papagoulias, Ioannou, Georges Kodzioulas18, Costas Pavlidis, Costas Proussis, Krassoulis, Athanasios Floros, Papalexandris, Kalou, Channa, Molfeta, Diamantidou, Kokkotas, Costas Roméos, Sofika Doanidou, Iro Korbéti, Manolakou, Solon Voyatzakis19, Maïlis, Dimis Feretos, Katoussa Papadimitriou, Tassia Mikroni, Nitsa Gharvati et Stamatis Karadzas.

En ce qui concerne les effectifs pour cette période, nous possédons les données suivantes: Il y a 20 votants à l'assemblée générale du 21 mars 1930. 23 à celle du 8 avril 1930, 27 le 14 décembre 1930, 40 le 15 février 1931, 63 le 3 avril 1931, 37 le 15 novembre 1931, 35 le 13 novembre 1932 et 41 le 12 décembre 1931 et le 12 janvier 1933.

Entre-temps, l'activité du "Groupe" devient plus intense et plus nourrie, avec des orientations manifestement nouvelles. Une évolution interne prend corps parmi les membres, d'une nuance plus avancée en ce qui concerne la langue et la question sociale -on dirait même

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par les troupes d'occupation allemandes, ce que j'ai communiqué à l'auditoire.

16. Mort à Limnos le 24 février 1933. V. Μελέτη - Κριτική, n° 7, mars 1933, couverture, p. III.

17. Mort en 1971. V. Costas Tsiropoulos, "Βασίλιεος Λαούρδας", Νέα Εστία, t. 89, 1971, p. 477. C. Tsourcas et al., "Basil Laourdas (1912-1971)", in Balkan Studies, 12 (1971), p. 1-26; aussi John Papingis, "Basil S. Laourdas - Basic Bibliography", ibid., p. 27-40 (il existe un tiré à part de ces publications de Balkan Studies}. Emm. G. Protopsaltis, Βασίλειος Σ. Λαούρδας, (1912-1971). Μνήμη, [Le Pirée 1972]. Théodore Xydis, "Βασίλειος Λαούρδας (trois ans après sa mort)", Νέα Εστία, t. 96, 1974, p. 1328-1332. Ouvrage collectif Μελετήματα στη μνήμη Βασιλείου Λαούρδα, Thessalonique 1975, les pages 1-94. Κ. Mitsakis, Το φιλολογικό έργο του Βασίλη Λαούρδα (1912-1971). Έκδοση του Ιδρύματος Μελετών Χερσονήσου του Αίμου, Thessalonique 1976.

18. Mort, en 1956. V. Dimitris Yakos, "Γιώργος Κοτζιούλας", Νεα Εστία, t. 60, 1956, p. 1299-1300. M. D. Stassinopoulos, "Λίγα λόγια για τον Κοτζιούλα", ibid., p. 1439-1440. Π.Χ. [=Petros Charis], "Ένα χρέος", ibid., p. 1440.

19. Mort en 1942. V. Vas. Laourdas, "Σόλων Βογιατζάκης", Νέα Εστία, t. 32, 1942, p. 889-890.

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de gauche, sans pourtant généraliser. On organise comme toujours des conférences publiques sur des sujets philosophiques, philologiques, littéraires et sociologiques, qui sont assez nombreuses dans l'année 1931-1932; ont parlé, dans l'ordre: Thrasybule Vlissidis, N. Louvaris (deux fois), I. Chryssafis (trois fois), Panayotis Canellopoulos, Tellos Agras, Spyros Marinatos, I.N. Theodoracopoulos, P. Lorendzatos, Rosa Imvrioti, I. Sykrouttris, Stilpon Kyriakidis, et Emm. Kriaras20. Des réunions internes ont également lieu sur des sujets correspondants avec discussions intéressantes (deux cercles, philologique et philosophique), sans oublier les excursions scientifiques (Kéramopoulos, Ikonomou). Les idées nouvelles prédominent cependant de plus en plus.

Or, la question qui préoccupe avant tout le «Groupe» est sa «couleur» quant à la question de la langue. Cette question est posée pour la première fois à l'assemblée générale du 7 avril 1930, est débattue au bureau le 10 et 11 décembre 1930 pour être reconduite, avec une plus grande vigueur, lors de l'assemblée du 14 décembre 1930, sur proposition du secrétaire de l'association, Nicos Zafiropoulos. Une majorité se déclare en faveur du démotique, les conservateurs soutenant la catharévoussa (Iliopoulos, Farandatos, Kouskounas, Gritsopoulos, Ikonomakos); mais il y a aussi des progressistes qui ne désirent pas que le «Groupe» prenne parti, pour des raisons politiques. La question est de nouveau débattue au bureau (30 mars 1931), lequel propose enfin une modification des statuts lors de l'assemblée générale du 3 avril 1931. Le débat est vif et l'assemblée décide de modifier les statuts comme suit: «Le groupe a pour seul objectif le développement de ses membres, en s'abstenant de toute manifestation politique ou sociale [rien de nouveau là-dessus; c'est le reste qui change]. Quant à la question de la langue, il se range du côté du démotique. La langue démotique est l'instrument exclusif de ses membres, mais non pas un des buts du «Groupe»21. On peut lire dans le compte-rendu que «52 votèrent en faveur du parti pris pour la langue et 31 contre»— c'est le nombre le plus grand que nous rencontrons pour une assemblée générale.

Dans l'avant-propos du premier numéro de la nouvelle revue du «Groupe», Étude-critique, février 1932, p. 1 (j'y reviendrai par la suite) le changement d'attitude sur la langue est annoncé comme suit: «Dès le début de l'année 1930, notre association jette les bases d'une tâche

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20. V. revue Mελέτη - Κριτική, n° 1, février 1932, p. 24, n° 2, mars 1932, p. 24, n° 3 avril 1932, p. 24, n° 4, mai 1932, p. 27.

21. V. ibid., n°, 1 fév. 1932, p. 23.

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nouvelle. Son but reste toujours le même, poursuivre l'éducation scientifique de ses membres, mais c'est le moyen qui change. Cette éducation s'effectuera désormais par la langue démotique, la seule nationale». Et dans la page 23 de ce même numéro figure le commentaire suivant sur l'assemblée du 3 avril 1931: «Presque tous les membres avaient compris que le Groupe n'aurait pu vivre sans prendre position vis-à-vis de la question de la langue. Sa tradition était celle d'une association favorisant le démotique, malgré l'article relatif des statuts qui interdisait au Groupe de se mêler à la question. La question de la langue, n'en déplaise à ceux qui s'obstinent à professer, sans trop y croire, que ce n'est pas sérieux, est d'une importance nationale et sociale énorme, comme l'a souligné savamment le professeur Amandos dans une note éditoriale dernièrement parue dans le journal Politeia. Si le Groupe n'avait adopté cette position vis-à-vis de la vérité inébranlable de la question de la langue, il serait tôt ou tard promu au déclin. Lors donc de cette assemblée, l'article des statuts sur la langue a été modifié et le Groupe définit la langue démotique comme son instrument».

L'évolution progressiste aussi bien sur la langue que sociale au sein du «Groupe» apparaît aussi dans l'attitude du bureau vis-à-vis des autres association étudiantes de l'époque (ce qui nous apprend aussi les nuances de ces associations).

La décision du 21 novembre 1931 est à cet égard caractéristique. Je cite d'après le compte-rendu:

(e) on discute sur ΐ'attitude du Groupe face aux autres associations étudiantes. Il est décidé que le Groupe observe une attitude amicale vis-à-vis de toute association professionnelle, en particulier avec la Ligue des étudiants de la faculté de Philosophie, et qu'il sollicite ensuite le contact si c'est possible avec les associations de la faculté de Physique et de Mathématiques. Son attitude sera hostile envers l'association du «Progrès académique» ainsi qu'à l'«Association nationale de tous les étudiants»; il mènera une polémique contre cette dernière, s'agissant de questions de langue ou de liberté scientifique. Il sera favorablement disposé sur le plan scientifique envers la «Compagnie étudiante»22 et le «Groupe des étudiants d'avant-

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22. Sur la «Compagnie étudiante» et le «Progrès académique» voir les brèves publications suivantes: Linos Politis, «Η Φοιτητική συντροφιά και η ιστορία της», Νέα Εστία, t. 22, 1937, Ν° de Noël, p. 75-79; Al. Margaritis, «Φοιτητικοί σύλλογοι», Νέα Εστία, t. 23, 1938, p. 129 (additif à l'article de Politis). Linos Politis, «Τα φοιτητικά σωματεία», Νέα Εστία, ibid., p. 200 (réponse à la lettre de Margaritis), Takis Tactikos, «Ο Ακαδημαϊκός Όμιλος», Νέα Εστία, ibid., p. 200-201.

Takis Tacticos complète le premier article de Politis en ce qui concerne le «Groupe

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garde», sans se mêler du tout à leurs visées politiques et sociales. Son attitude sera simplement amicale envers le «Groupe universitaire d'Athènes pour l'Entente balkanique». Les membres du «Groupe académique» sont libres d'appartenir à n'importe quelle association estudiantine, mis à part le «Progrès académique» et le «Groupe national». (Signé:) Le président Thanassis Lycoyannis. Le secrétaire Nicos S. Zafiropoulos. Les membres K. Petraki, Théophilos Papagheorghiou, Christos Théodoratos, Costas Dimacopoulos, Babis Floratos».

Le «Groupe» décide par ailleurs, pour mieux agir sur les étudiants, de faire paraître de nouveau sa revue.

La question commence à être discutée au bureau du 17 novembre 1931. On discute sur le caractère de la revue le 30 novembre, et l'on décide que ce sera une revue «d'étude et de critique, c'est-à-dire une publication non pas strictement scientifique, mais plutôt théorique»— d'après le compte-rendu; le 13 décembre, il est décidé que «sa ligne sera également progressiste».

La nouvelle activité éditoriale du «Groupe» commence aussitôt. Le titre de la revue change en Étude-critique; Organe mensuel du «Groupe académique». Comme le titre l'indique, il consiste en deux parties: dans la première figurent des études et dans la seconde des notes de lecture. Dans la revue, d'après ses éditeurs «culmine en quelque sorte le travail entier («du Groupe»); notre tâche y sera en même temps négative et positive (critique), positive et créatrice (étude). Elle aidera les étudiants, non seulement à prendre position face aux diverses questions scientifiques (critique), mais être aussi créateurs, dans la mesure de leurs forces bien sûr. Elle n'aura pas de caractère strictement scientifique, les étudiants pouvant très peu apporter sur ce point, mais elle sera scientifique dans le sens large»23.

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académique», mais il ne connaît l'activité du «Groupe» qu'à partir seulement de 1928; il nous renseigne cependant sur l'activité du «Progrès académique». Il écrit: «A la «Compagnie étudiante» succéda le «Groupe académique» de la faculté de Philosophie, qui organisa maintes conférences scientifiques, des réunions régulières de ses membres très intéressantes, des excursions archéologiques ; il a publié aussi un bulletin périodique, l'Étude - Critique, où ont collaboré des éminents professeurs et des étudiants. Le «Groupe académique» des étudiants de la faculté de Philosophie fut actif à partir de 192§ avec des résultats impressionnants. Cependant la réaction ne manqua à aucun moment. Un autre groupe d'étudiants, partisans de la catharévoussa, langue morte, s'était organisé autour d'un certain «Progrès académique» qui a voulu agir sur un programme parallèle par réaction au «Groupe académique», sans se rendre compte que cette réaction renforçait le programme de celui-ci; il lui a aiguisé l'amour-propre et créé une compétition bienfaisante».

23. V. Μελέτη - Κριτική, n° 1, fév. 1932, p. 1.

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Sept numéros sont parus au total, quatre pendant l'année 1931-1932 (février, mars, avril, mai 1932) et trois en 1932-1933 (décembre 1932, janvier, mars 1933)24, chacun comportant d'habitude 24 pages. Y collaborent par ordre de numéro les professeurs: P. Lorendzatos, Socratis Koughéas, C. Amandos et Ch. Théodoridis, Rosa Imvrioti, N.R. Andriotis, G. Valetas, Anghelos Procopiou, Dim. Moraïtis (ainsi que les étudiants Costas Pavlidis (cinq textes), Costas Proussis (trois), Nicos Kyrinos, Georges Kodzioulas (deux), Christos Théodoratos (deux), Nicos Gatsos, Savvas Constandopoulos (deux), Tassos Gritsopoulos (deux), Alcibiade Provatas, Yannis Rivinis (deux), K. Prospérios, Costas Dimacopoulos (deux), Nicos Zafiropoulos, Andonis Broussalis (deux), Andonis Moraïtis (deux), Costas Bardelias, Yannis Vassiliou, Th. Vaghénas, Pavlos Ioakimidis (deux), Spiros Khairétakis et Nicos Soulias. Plusieurs parmi ces études font preuve d'un sérieux et d'une maîtrise qui promet. Les "commentaires" à la fin de chaque numéro illustrent la curiosité intellectuelle des membres du groupe ainsi que leur intérêt pour les questions universitaires.

Un enquête menée en ce temps par le "Groupe" sur la question "Quelles sont, d'après vous, les orientations intellectuelles que les jeunes doivent suivre?" est d'un intérêt particulier. Le "Groupe" s'est adressé aux professeurs et assistants Théophilos Voréas, Constantin Logothétis, N. Louvaris, Charalambos Théodoridis, Ioannis Théodoracopoulos, Ioannis Sycoutris, Panayotis Canellopoulos, D. Vezanis ainsi qu'à N. Karvounis, Fotos Politis et Dimitris Glinos25. Lui ont répondu N. Louvaris, N. Karvounis, I. Théodoracopoulos, P. Canellopoulos, I. Sycoutris et Dimitris Glinos, réponses publiées dans les numéros 1,2,4 (février, mars et mai 1932) de la revue, sous le titre: "Quelles sont les voies qui s'ouvrent devant nous". L'enquête, avec les réponses précises des personnalités, eut alors un grand retentissement parmi les étudiants.

Une autre manifestation caractéristique du "Groupe" dans cette période (1932-1933) fut le débat public organisé avec la participation de l'assistant Ioannis Sycoutris sur la question alors critique de la "littérature contemporaine antimilitariste" mars 1933 26 un débat qui intéressa vivement les étudiants et eut aussi un contre-coup réel sur leur quête idéologique. Je cite encore deux cas qui témoignent des signes du temps (après l'arrivée de Hitler au pouvoir, le 30 janvier 1933): dans le numéro

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24. Archives Georges G. Alissandratos.

25. V. Μελέτη - Κριτική, n° 1, fév. 1932, p. 19.

26. V. Ibid., n° 7, mars, 1933, couverture, p. III.

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du 7 mars 1933 de Étude - Critique (p. 20) paraît une note de protestation du "Groupe" contre l'exclusion pour deux ans de son secrétaire Andonis Broussalis, qui a eu "le courage de dévoiler un mauvais état dans notre faculté. Aussi, le bureau d'avril 1933 discute sur une lettre de la "Compagnie étudiante" invitant le "Groupe", "de même que toute autre association progressiste, à une lutte unie contre le fascisme dans l'université", d'après le compte-rendu. Mais, le bureau se divisa et aucune réponse n'apparaît, au moins dans le compte-rendu.

En 1933-34 a eu lieu une seule session du Bureau d'administration, le 11 novembre 1933 - la dernière de cette période. Après quoi, le "Groupe" cesse toute activité.

Quatrième période: 1935-1936.- Début 1935, un effort est entrepris pour redonner vie au "Groupe". Une assemblée de reconstitution, d'après le compte-rendu, est réunie le 14 février, sur l'initiative des étudiants Solon Voyatzakis, Vassilis Laourdas et Georges Tsoulios. Trente-trois personnes ont pris part au vote qui a désigné le Bureau, composé de Solon Voyatzakis comme président, Stamatis Karadzas, Vice-président, Georges Alissandratos, secrétaire, Katoussa Papadimitriou, trésorière, et Georges Tsoulios, Alecos Papagheorghiou27 et Pavlos Ioakimidis, membres du Bureau. Des nouveaux membres sont mentionnés dans les compte-rendus de cette période: Gryboyannis, Éléni Zakka, Eutychia Prindzou28, Eva Margari, Tassos Vournas, Isidora Kamarinéa et Costas Maniadakis.

Le "Groupe" fonctionna de février 1935 à février 1936, mais son activité fut très réduite, sinon maigre, pendant cette période. Les sessions du Bureau sont rares, pendant lesquelles sont présentés des projets de conférences, débats et excursions, ainsi que sur la réédition de la revue; de tout ceci n'a eu lieu cependant qu'une conférence de Achille Tzartzanos sur le néo-démotique -question alors brûlante-, ainsi qu'une excursion à Sounion avec le professeur Kéramopoulos.

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27. Mort en 1970. V. G. Dimitrakos, "Αλέκος Παπαγεωργίου (Ο αναστηλωτής του Λασκαράτου)", journ. Η Βραδυνή, 27 juillet 1970, p. 10.

28. Exécutée pendant la guerre civile à Jannina, en juillet 1948. V. Ermis Evanghelidis, "Πριν 30 χρόνια. Η εκτέλεση των 16 στα Γιάννενα", rev. Αντί, IIe période, n° 107, 9 septembre 1978, p. 24. [Idem], "Γιάννενα, Καλοκαίρι 1948. Οι μεγάλες δίκες". Αντί, no 179, 5 juin 1981, numéro spécial "Jannina" p. 36-37. Cf. ibid., p. 39, le poème de Yannis Dallas "Επεισόδια από τη διάλειψη του χρόνου", à la fin. (=Idem, Το τίμημα, Athènes 1981, p. 37.) Voir aussi anonyme, "Πριν από 31 χρόνια. Η εκτέλεση των 16 Γιαννιωτών", journ. Η Αυγή, 10 août 1979, p. 2; Égal., journ, Ριζοσπάστης, 19 août 1984, l'encart "7 μέρες Ριζοσπάστης", p. 9, avec deux articles de Stéphanos Pappas. ("Η υπόθεση Πρίντζου συγκλονίζει τα Γιάννενα" κ.τ.λ.).

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Un carnet d'abonnements —le seul conservé dans mes archives— nous apprend que plusieurs nouveaux membres sont inscrits en février 1936: Calliopi Eleuthériou, Michalis Naskos, Fotis Toscas, Nicos Assonitis, Babis Dracopoulos, Georges Simos, Spyros Loucatos, Lianéraki, Papandoniou, Elisséou, Eva Goudouri, Olga Rombaki, Dimocratia Iliadou, Thiopoulou, Papadaki, Romboti, Katifori, Kopanéli, Tamvaki, Octoratou, Fotis Varélis, Nicos Verdélis29, Tsaoussi, Chryssa Lionaraki, Christina Papadionyssiou, Calliopi Stavraki, Manoussos Manoussakas Christos Petrondas, Sotiropoulos, Syriopoulos, Costas Kalokérinos, Athina Pamfili, Elli Kondouli, Tzoulia Vlassopoulou, Éléni Charalambopoulou, Elli Ioannidou, Dimitris Dafermos, Éléni Panou, Koutrolykos.

Malgré cependant l'inscription de tant de membres, le «Groupe» est tombé en déclin vers la fin février 1936, ces inscriptions n'ayant même pas figuré dans les compte-rendus. La dernière session du Bureau d'administration date du 25 février 1936 (ne mentionnant pas les noms nouveaux). Depuis cette date, le «Groupe académique» de la faculté de Philosophie de l'Université d'Athènes n'existe plus. Après l'arrivée du régime du 4 août, toute nouvelle activité était hors de question.

Il faut ajouter cependant que pendant les dernières années du «Groupe académique» (1932 et sq.), des étudiants de Philosophie, membres ou non du «Groupe» suivaient également d'autres cercles de recherches intellectuelles, dans ou en dehors de l'Université; je pense au «Cercle littéraire» de I. Sycoutris (1932 et sq.), à l'Institut scientifique de ce même Sycoutris30, à l'Institut linguistique de Manolis Triandafyllidis (1934 et sq.), après sa démission de l'Université de Salonique31, à l'Institut de Philosophie de Constantin Tsatsos et à celui de sociologie

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29. Mort le 12 août 1966. V. Éléni Garidi, «Ο θάνατος του Διευθυντή της Ακροπόλεως Νικολάου Βερδελή», journ. Η Αυγή, 21 août 1966, p. 6. Archéologue, «Νικόλαος Βερδελής», journ. Το Βήμα, 24 août 1966, p. 2. Athina G. Kaloghéropoulou, «N. Βερδελής. Μια ζωή αφιερωμένη στην επιστήμη του», journ. Ελευθερία, 28 août 1966, p. 6. Anonyme, «Νικολάω Βερδελή, Ιερόν», rev. Θεσσαλικά de Volos, t. V, n° 1-2, octobre 1966, p. 3-4.

30. Sur le «Cercle littéraire» et le laboratoire scientifique de I. Sycoutris, v. Vass. Laourdas, «Ο Ιωάννης Συκουτρής και οι μαθηταί του», Νέα Εστία, t. 23, 1938, p. 127-128. Cf. les lettres de G.I. Foussaras et Nassos Detzordzis sous le titre commun de «Ό13ύβοϊκδς του Δίωνος Τρυσοστόμου», Νέα Εστία, ibid., p. 57-58. Aussi Nassos Detzordzis, «Ο Ιωάννης Συκουτρής ως διδάσκαλος», rev. «Τα Νέα Γράμματα», t. 4, 1938, p. 355-356, aussi en tiré à part, p. 19-20.

31. Plus de détails dans mon livre inédit sur la vie et l'œuvre de Triandafyllidis, chap. «Τα φροντιστήρια του Μανόλη Τριανταφυλλίδη».

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de Panayotis Kanellopoulos (1930-1935; tous les deux à la faculté de Droit)32 ainsi qu'aux «lectures» de Dimitris Glinos (1930-1934)33.

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32. Sur ces deux laboratoires, v. C.I. Despotopoulos, Δοκίμια και Λόγοι, Athènes 1983, p. 73-76, dans le chap. «Αναμνήσεις από τα χρόνια των πανεπιστημιακών σπουδών».

33. V. Thanassis Lykoyannis, «Κοντά στο δάσκαλο», ouvrage collectif Στη μνήμη Δημήτρη Α. Γληνού, Athènes 1946, p. 81-86 (chap. «Ο Γληνός, ο μεγάλος δάσκαλος των φοιτητών»), Tassos Vournas, Δημήτρης Γληνός, ο Δάσκαλος του Γένους, Athènes 1960, p. 60-65 (aussi une IIe édition, 1975, mêmes pages).

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INTERVENTION

YANNIS MÉTAXAS: Je tiens pour une donnée primordiale que l'histoire avec son ambivalence productrice-créatrice héritée («histoire des sociétés et des individus sociaux», mais aussi «histoire des historiens»), nous concerne tous, spécialistes et non-spécialistes (puisque ceux-là ne peuvent écrire l'histoire sans tenir compte de ceux-ci). J'accepte également ce qu'écrit Lévi-Strauss dans la. Pensée sauvage, même si c'est pour le combattre: que l'histoire qui vise la signification n'est pas l'histoire partiale (sur l'apport de l'histoire et des historiens, Sp. Asdrachas a déjà répondu lors de l'ouverture du colloque, en parlant d'intervention politico-culturelle et de changement de mentalités).

Je voudrais alors poser la question suivante, «le point de vue», si l'on veut, «des conclusions stratégiques», de la manière partiale suivante: Pour la jeunesse actuelle d'aujourd'hui, mais aussi pour l'appareil politique «pour/vers les jeunes» du sous-secrétériat à la jeunesse, est-ce que ce colloque peut susciter une problématique ou même des conclusions qui renforceraient des choix émancipateurs-progressistes des jeunes? ou bien ceci n'a pas de sens et est exclu de l'ordre-nature même des phénomènes examinés ainsi que des objectifs de ce colloque, s'insérant dans un programme de recherches aux buts plus vastes?

Si ceci n'est pas à exclure, quels seraient les concepts, la problématique et les conclusions qui aideraient les jeunes aujourd'hui (là où prédomine le capitalisme en tant que mode de production et système de valeurs culturelles), d'un point de vue stratégique et tactique, à aller vers un processus anti-capitaliste - socialiste? Quand par exemple Gérard Mauger parlait d'intérêts sociaux et de stratégie de périodisation d'un âge biologique, ou quand Nikos Sidéris mentionnait (a) l'encadrement institutionnel et la gestion sociale de la jeunesse et b) les investissements imaginaires relatifs à la jeunesse, je pourrais soutenir, du point de vue de sa question (en guise de conclusion en quelque sorte) que: a) nos sociétés modernes «ont besoin» d'investissements imaginaires où les jeunes (au moins ceux qui, pour ainsi dire, s'auto-réfèrent à leur propre jeunesse) — peuvent imaginer et vouloir exister en tant que sujet politique actif ayant un pouvoir institutionnel à divers niveaux, de concert ou en conflit avec d'autres sujets politiques et que b) ce que l'on cherche est la volonté politique, la cadre institutionnel et la mentalité qui tolère

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ou même se solidarise à la demande d'une gestion des affaires des jeunes par eux-mêmes, c'est-à-dire le passage de la gestion par d'autres à l'autogestion.

Sans une formulation différente, la question ci-dessus témoigne en fin de compte du souci suivant: un programme de recherches ou un colloque se proposant d'«offrir une version historique de la notion et de l'existence des jeunes générations», vise-t-il purement et simplement à représenter dignement la science spéculative inerte, qui a pour objet les jeunes générations, ou bien vise-t-il à intervenir et à proposer/soumettre l'auto-modification de ses objets que sont les enfants et les jeunes (préconçus par tous les historiens en tant que population normalement dépendante et hétéronome) vers des orientations libératrices et pro-autonomes?

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Commentaires et Conclusions

Vendredi 5 octobre 1984

Séance du matin

Président : PHILIPPE ILIOU

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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

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JACQUES LE GOFF *: Chers amis. Je ne vais pas me livrer à de véritables conclusions, ce serait à tous égards absurde. Absurde d'abord, à cause de l'extraordinaire richesse de ce colloque, j'espère que mon ami le professeur Spyros Asdrachas sera capable tout à l'heure de nous faire une synthèse comme il peut les faire, mais ceci est tout à fait au dessus de mes forces.

D'autre part, ce serait très présomptueux de ma part de donner des conclusions, ce que je vais essayer de faire rapidement pour ne pas prolonger une séance riche mais un peu lourde et, tout en parlant assez lentement je voudrais rendre hommage, un hommage très chaleureux à nos traductrices qui nous ont permis de si bien nous entendre pendant ce colloque.

Je voudrais vous dire une petite mise au point que je fais en une sorte de programme de réflexions et de travail pour moi-même à la suite de ce colloque.

Je parle en tant qu'historien, historien dont la spécialité est le Moyen Âge mais qui cherche à s'ouvrir à l'ensemble du domaine de l'histoire aussi bien dans ses divers domaines thématiques que dans ses diverses époques.

Vous me permettrez aussi aujourd'hui de parler un peu en tant que Président de la Commission Nationale pour la Rénovation de l'enseignement de l'Histoire en France.

Première conclusion personnelle que je me suis faite; je suis conforté dans mon idée que pour aborder un grand thème historique comme celui que nous avons abordé, il convient à l'heure où nous sommes du point de vue scientifique, d'avoir des approches multiples, c'est ce qui a été fait. L'interdiscipline interviendra ensuite. Pour le moment les approches sont multiples, et là je crois qu'il y a eu une très grande réussite de ce colloque.

Je regrette peut-être un petit peu que les ethnologues n'aient pas eu une très grande part dans ce sujet où ils ont pourtant beaucoup à dire mais il ne faudrait pas faire la moue sur cette richesse. Je voudrais dire aussi que ces approches multiples relèvent d'approches que l'on pourrait dire s'adressant à des réalités et d'autre part aux représentations, aux images, à ce que j'ai appelé les valeurs.

Mais il faut bien se rendre compte que tout ceci ce. sont des réalités,

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* Transcription de l'intervention orale.

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et le problème de l'historien, c'est de voir comment elles se structurent, comment c'est son devoir à lui, historien, de les structurer.

Ma chère amie Hélène Antoniadis me faisait hier la remarque extrêmement juste, qu'il y a aussi l'enfant comme valeur économique et si je me suis permis de dire après Philippe Ariès que pendant des siècles du Moyen Âge, Latin, Occidental, disons jusqu'au 13ème siècle, l'enfant était plutôt une non valeur, c'est aussi, parce que je crois mais peut-être que je me trompe, que dans le système rural, domanial du Haut Moyen Âge, la valeur économique de l'enfant est assez faible et qu'il faudra attendre les nouveaux rapports féodaux dans lesquels la ville joue désormais un rôle extrêmement important pour que l'enfant assure une valeur économique.

Deuxième conclusion personnelle, la nécessité de l'historicité. Je suis plus que jamais persuadé qu'un grand problème, qui est aussi, on l'a vu et parfois avec passion, un problème d'aujourd'hui et un problème d'action doit être éclairé par l'historicité. L'historicité, qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire en gros deux choses. C'est que quand nous regardons le monde dans lequel nous nous agitons et notre place dans ce monde, nous devons considérer les moments de l'histoire, les moments de l'évolution du monde où nous sommes, c'est ce que Lévi-Strauss appellerait l'Histoire avec un grand «H» mais je crois que nous devons aussi lui donner à ce moment là, le nécessaire du regard historique au sens scientifique, parce que l'histoire même si elle est une science spécifique, une science difficile, une science fragile, est une science et doit être une science et cette science doit donc nous permettre de connaître les héritages, de transformer la mémoire en histoire parce que je crois qu'un des dangers de certaines tendances à l'heure actuelle, c'est de confondre. La mémoire c'est une donnée et l'histoire, c'est une conception. La mémoire peut-être, est une conception psychologique mais c'est une donnée pour l'historien et là il y a parfois des confusions qui me semblent graves.

Ici je vais faire un petit dérapage vers ma fonction nationale en France et c'est ici que j'aborderais, pour refermer la parenthèse, un terrain plus proprement politique et idéologique.

C'est une tradition en France au moins depuis la IIIème République, mais je crois que cela remonte plus loin, que l'enseignement de l'histoire débouche sur ce que l'on appelle l'éducation, l'instruction, la formation civique. Nous voulons plus que jamais le faire nous voulons même le ranimer. Mais vous vous rendez compte qu'ici il y a des problèmes. Je suis de ceux qui pensent que l'histoire est claire, à la fois politique et idéologique, elle ne commande rien, elle est claire mais je pense aussi qu'il importe dans la société où nous vivons et dans l'état scientifique, qui est celui de

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    6. Actes du Colloque, Historicite ...

    GEORGES G. ALISSANDRATOS

    LE «GROUPE ACADÉMIQUE» DE LA FACULTÉ DE PHILOSOPHIE DE L'UNIVERSITÉ D'ATHÈNES

    Le «Groupe académique» de la faculté de Philosophie de l'Université d'Athènes (1925-1936) fut une association étudiante progressiste qui a évolué dans le cadre du mouvement démotique. Plusieurs de ces membres on offert plus tard des services éminents en tant que pédagogues, d'autres sont devenus des hommes de sciences et de lettres éminents.

    Le «Groupe académique» fut créé le 21 janvier 1925 —date où ses statuts ont été autorisés— et fonctionna jusqu'en février 1936, onze années au total. Mais il y eut des intervalles assez longs, pendant lesquels l'association se trouva inactive ou inexistante. Les premiers statuts du «Groupe»1 nous apprennent qu'il avait pour but «le développement aussi bien scientifique en philologie que encyclopédique en général de ses membres» (art. 1) et que pour le réaliser il organisait des conférences ou des lectures «d'un contenu scientifique ou philologique» —je crois que ce dernier a le sens de «littéraire»— des excursions et tout ce qui pourrait être jugé utile (art. 2). Les conférences et lectures étaient données soit par des professeurs et autres savants et lettrés connus, soit par des membres du «Groupe». Les conférences étaient suivies d'un débat (art. 3).

    Lors de sa création, le «Groupe» n'avait ni orientation politique ou sociale, ni parti-pris sur la langue. L'article 4 de ses statuts interdisait les manifestations politiques et sociales ainsi que les discussions sur la langue: «Le Groupe a pour unique but le développement de [ses] membres, et s'abstient de toute manifestation politique, sociale ou sur la langue. Toute discussion sur la question contemporaine de la langue

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    1. Publié intégralement dans la rev. Δελτίον Ακαδημαϊκού Ομίλου Φιλοσοφικής Σχολής Πανεπιστημίου, n° 1, janvier 1926, p. 29-30.